Considéré comme l’une des grandes nations de Roller Sports en Afrique, le roller béninois traverse une période délicate en raison d’un manque d’infrastructures adaptées. Face à cette situation qui met en péril la sécurité et l’avenir des jeunes athlètes, Marius Tchibozo, président de la Fédération Béninoise de Roller Sports (FBRS), lance un appel pressant aux autorités lors de la cérémonie de clôture de la 12e édition des Championnats Nationaux de Roller Sports Cotonou et Porto-Novo 2026.
Figurant parmi les puissances incontestées du continent africain, le Bénin, quatre fois champion d’Afrique d’affilée en roller de vitesse et deux fois champion d’Afrique d’affilée en Inline Freestyle, traverse une période de turbulences. « Nous avons un gros souci : le problème d’infrastructures », a déclaré Marius Tchibozo.
En effet, l’absence d’une piste de roller aux normes internationales freine le développement des athlètes. Malgré un potentiel exceptionnel et un réservoir de jeunes talents conséquent, la situation va de mal en pis. Le point de rupture remonte à la fermeture du stade de Cotonou aux pratiquants de la discipline, seul espace de compétition pour la fédération et d’entraînement pour l’équipe nationale.
« Nous sommes obligés de nous déplacer de Cotonou vers le nouveau Grand Marché d’Akassato, en construction, pour aller entraîner les enfants », a confié Marius Tchibozo, président du comité exécutif de la Fédération Béninoise de Roller Sports. Pour lui, l’équation est simple : sans espace sécurisé et sans pistes aux normes, il est impossible de former les champions de demain.
Un appel à l’endroit du chef de l’État
Afin de préserver cette discipline qui fait rayonner le drapeau béninois à l’international, Marius Tchibozo se tourne vers le Président de la République, Romuald Wadagni. « Nous demandons donc humblement à notre très cher Papa, le nouveau Président de la République du Bénin, Monsieur Romuald Wadagni, d’avoir un regard sur cette discipline », a-t-il déclaré.
Il a poursuivi : « Nous avons beaucoup d’enfants. Le sport à la base, c’est au niveau du roller que vous pouvez le constater. Mais ils s’entraînent dans des endroits qui ne sont pas du tout sécurisés… Nous sollicitons son indulgence et sa clairvoyance pour que le roller béninois puisse disposer de cette piste et continuer de rayonner, de vendre le Bénin sur le plan international ».








