À quelques jours du démarrage des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027, les déclarations de Gernot Rohr suscitent de nouvelles interrogations sur sa capacité à faire franchir un cap à la sélection béninoise.
Souvenons-nous : lors de la préparation de la CAN Maroc 2025, le Bénin avait subi une lourde défaite (0-3) face au Burkina Faso en match amical. Aujourd’hui encore, le sélectionneur semble multiplier les déclarations qui, parfois, révèlent malgré lui des réalités préoccupantes sur l’état de notre football. Voilà pourtant un entraîneur expérimenté, à qui nous avons confié les rênes de notre équipe nationale. Mais depuis quelque temps, le même discours revient presque systématiquement en conférence de presse : il n’a pas de baguette magique et les résultats seraient à la hauteur du niveau de nos joueurs.
Personne ne lui demande de transformer nos Guépards en Mbappé, Yamal ou Osimhen. Mais après tout ce temps passé à la tête de la sélection, ne sommes-nous pas en droit d’attendre davantage qu’un simple constat des limites de notre effectif ? Que faut-il encore entendre pour comprendre que Gernot Rohr est peut-être arrivé au bout de ce qu’il peut apporter à cette équipe ? La question mérite d’être posée, sans détour.
Ne serait-il pas temps de réfléchir à une autre approche, en donnant davantage de responsabilités à un technicien béninois, tout en investissant sérieusement dans la formation, les championnats nationaux et l’encadrement de nos jeunes talents ? Le développement du football béninois ne se construit pas uniquement à coups de sélectionneurs étrangers et d’attentes de résultats immédiats. Il exige une vision, des moyens et une politique cohérente de formation.
À moyen et long terme, investir dans nos compétences locales et dans la qualité de nos compétitions pourrait offrir au Bénin des bases plus solides pour progresser. Le débat est ouvert : faut-il continuer dans la même direction ou repenser notre stratégie pour donner un nouvel élan aux Guépards ?








