Le Sofitel Dome de Cotonou a accueilli, ce samedi 20 décembre 2025, les finales inaugurales de la PFL Africa. Si quatre ceintures continentales ont trouvé preneur, la soirée a surtout été marquée par l’entrée remarquée du Béninois Jean Do Santos dans l’arène mondiale du MMA, portée par une ferveur populaire exceptionnelle.
Le PFL Africa a tenu toutes ses promesses pour sa première saison sur le continent. Dans une salle comble, le Sofitel Dome de Cotonou a vibré au rythme des combats, sous les yeux de nombreuses personnalités, dont le Président de la République du Bénin, Patrice Talon, accompagné de membres de son gouvernement.
Jean Do Santos, l’honneur avant tout
Moment le plus attendu de la soirée côté béninois : Le Lightweight Showcase Bout de Jean Do Santos, pour sa toute première apparition au sein de la PFL. Soutenu par un public entièrement acquis à sa cause, « la Panthère noire » avait la lourde mission de conclure en beauté cette première saison africaine. Face à lui, le Nigérian Cornel Thompson a livré une prestation maîtrisée. Plus expérimenté, il a su imposer son plan de combat et s’est imposé par décision unanime des juges. Une défaite frustrante mais honorable pour le Béninois, qui a tout donné malgré une blessure à la cheville contractée avant le combat. En conférence de presse, Jean Do Santos s’est montré serein et digne, soulignant sa volonté d’avoir avant tout honoré le peuple béninois. Une mission symboliquement accomplie, tant l’ovation finale du public a témoigné de son courage.
Quatre champions, un continent en lumière
Au-delà du combat phare, ces finales ont surtout confirmé l’immense richesse du vivier africain. À la clé : des titres continentaux et une prime de 100 000 dollars (environ 60 millions FCFA) pour chaque champion. En Poids Lourds, l’Ivoirien Abraham Bably a signé le KO de la soirée en seulement 21 secondes face à Justin Clarke. En Poids Coqs, le Sud-Africain Nkosi Ndebele a terrassé l’Angolais Boule Godogo par un impressionnant coup de pied au corps au deuxième round. Chez les Poids Plumes, le Nigérian Wasi Adeshina a forcé l’arrêt médical contre le Camerounais Alain Majorique grâce à des frappes d’une précision chirurgicale. Enfin, en Poids Mi-Moyens, le Guinéen-Bissau Yabna N’Tchala a renversé un combat mal engagé pour s’imposer par TKO face à l’Angolais Shido Boris Esperança.
Un événement fondateur pour le MMA africain
En marge des finales, sept combats de vitrine, dont deux chez les dames en Poids Paille, ont illustré la montée en puissance du MMA féminin africain. Des performances notables ont été enregistrées par le Sénégalais Mouhamed Ba, le Congolais (RDC) Eliezer Kubanza, ainsi que le Camerounais Styve Ngono, vainqueur pour ses débuts par décision unanime.
Si les ceintures et les gros chèques ont quitté le Bénin, Cotonou sort grand gagnant de l’événement. Saluées comme un franc succès, ces finales inaugurales ont définitivement installé la capitale économique béninoise comme une place forte émergente du MMA en Afrique de l’Ouest. Une soirée fondatrice, inoubliable à bien des égards.








