Le championnat national de gymnastique a livré son verdict ce week-end des 27 et 28 décembre 2025 à l’INJEPS de Porto-Novo. Et comme un symbole de constance et d’excellence, Rodrigue Ahissou a une nouvelle fois marqué la compétition de son empreinte, confirmant son statut de leader incontesté de la gymnastique aérobic béninoise.
Organisée par la Fédération béninoise de Gymnastique, la compétition a réuni deux disciplines majeures : la Gymnastique artistique et la gymnastique aérobic. Dans cette dernière, notamment en routines solo, duo et trio, Rodrigue Ahissou a livré des prestations de très haut niveau, alliant puissance, précision et maîtrise technique. Ses passages ont suscité de longues ovations d’un public composé de parents, d’amis, de curieux, d’autorités sportives et de responsables fédéraux.
Malgré ce nouveau sacre, le champion reste humble. « Il y avait des concurrents, même s’ils n’étaient pas nombreux. J’ai surtout participé pour encourager les autres et présenter une mise à jour de ma routine », confie le vice-champion d’Afrique 2024. Déterminé, Ahissou affiche clairement ses ambitions : détrôner le champion égyptien lors des prochaines échéances internationales. « Je travaille chaque jour pour être prêt à relever ce défi ».
Chez les dames, Raïssa Gbéssinon, multiple médaillée, a également brillé. Souriante et émue après ses victoires, elle salue le travail accompli : « C’est une grande fierté pour moi, mon coach et ma famille. Je sens que je progresse énormément ». Sur le plan technique, le bilan est jugé encourageant. Innocent Yaka, directeur technique national, souligne une nette progression du niveau général. « Les enfants ont beaucoup travaillé. Ils ont intégré des éléments complexes, même s’il reste des chutes à corriger », analyse-t-il. Les catégories juniors (moins de 12, 14, 17 ans et plus), ainsi que la gymnastique artistique féminine des moins de 15 ans, ont particulièrement révélé des talents prometteurs. Ce championnat a servi de base d’évaluation en vue des compétitions internationales et du championnat d’Afrique 2026.
Le président de la Fédération, Isidore Léonide Gbaguidi, se réjouit pour sa part de l’élargissement du vivier national. Des jeunes gymnastes venus d’Avrankou, Parakou, Savè, Tchaourou et Porto-Novo ont tenu tête aux plus expérimentés, parfois même en les dépassant. « Cette année, plus de 100 filles ont été formées, dont 50 à Parakou et 50 à Tchaourou, avec des entraîneuses prêtes à intégrer le dispositif national », se félicite-t-il. Si le manque de matériel demeure un frein, l’optimisme est de mise. La Fédération nourrit l’ambition d’organiser des stages de perfectionnement à l’étranger, notamment en Turquie, au Japon ou en Chine, afin de polir ces jeunes talents avant l’échéance africaine de 2026. Grâce à l’implication des entraîneurs, des juges et au soutien des partenaires institutionnels, ce championnat national s’impose comme une étape clé dans l’essor de la gymnastique béninoise.








