L’heure est grave pour le handball béninois. Qualifiée pour représenter le Bénin à la 46ᵉ édition du Championnat d’Afrique des Clubs Champions, prévue du 9 au 21 octobre 2025 à Casablanca (Maroc), l’équipe féminine de l’Aspac HBC risque de ne pas faire le voyage. En cause, une décision inattendue du Directeur général d’Aspac SA, M. Boni Akobi, qui aurait opposé son veto à la participation du club portuaire.
Pourtant, la confirmation de l’engagement du club avait bien été faite auprès de la Confédération africaine de handball (CAHB), avec maintien du nom d’Aspac HBC lors du tirage au sort. L’équipe dames a même été logée dans le Groupe A, aux côtés des cadors africains que sont Al Ahly (Égypte), Nouasser (Maroc) et TKC (Cameroun). Mais tout pourrait basculer à quelques jours seulement du coup d’envoi.
Un prétexte qui ne convainc pas : D’après les informations recueillies, le refus de M. Akobi serait motivé par la non-conquête du titre de champion national par les dames cette saison. Un argument discutable, car le règlement de la CAHB autorise aussi bien les champions que les vice-champions de chaque pays à prendre part à cette compétition prestigieuse. Ce choix apparaît donc comme un rétropédalage inédit, d’autant plus surprenant que le gouvernement du Président Patrice Athanase Guillaume Talon ne cesse d’investir dans le sport béninois, et que la compétition représente une vitrine exceptionnelle pour le pays.
Les risques d’un forfait : Un retrait de dernière minute ne serait pas sans conséquence : Amende de 25.000 euros infligée à Aspac HBC par la CAHB; suspension de trois ans des compétitions continentales; une image écornée pour le club, mais aussi pour le handball béninois et un camouflet pour la CAHB elle-même, dirigée par un Béninois, le Patriarche Arêmou Mansourou dont la gestion est applaudie.
La situation va bien au-delà d’un simple différend interne : Elle menace de saboter les efforts de la Fédération béninoise de handball (FBHB), qui s’emploie depuis plusieurs années à hisser la discipline sur la scène continentale. Elle risque aussi de fragiliser la crédibilité du Bénin à l’international, au moment même où trois clubs béninois – deux dames et un homme – devaient briller à Casablanca. Face à ce danger, de nombreux observateurs appellent à une intervention urgente du ministère des Sports, dirigé par Benoît Dato, afin de clarifier la situation et d’éviter au sport béninois une sanction lourde aux conséquences durables.
La lettre d’invitation

Le verdict du tirage au sort









