Élu président du Comité exécutif de la Fédération béninoise des sports équestres (FeBeSEq), Ahmed Diomandé entend insuffler une nouvelle dynamique à une discipline encore peu structurée mais porteuse d’un fort potentiel au Bénin. À l’issue de l’Assemblée générale élective tenue le samedi 03 janvier 2026 à Placodji, à Cotonou, le nouveau patron des sports équestres béninois a exposé sa vision, ses priorités et les grands chantiers qui attendent son bureau.
Pour Ahmed Diomandé, la création de la FeBeSEq répond avant tout à un besoin fondamental d’organisation et de structuration. « Jusqu’ici, les initiatives existaient mais de manière dispersée. La Fédération vient instaurer un cadre institutionnel reconnu par l’État, fixer des règles communes et représenter officiellement le Bénin aux niveaux régional et international », explique-t-il. Au-delà de l’aspect sportif, la Fédération ambitionne de faire des sports équestres un véritable levier de développement culturel, économique et même sécuritaire, en s’inscrivant dans une vision à long terme.
Des objectifs clairs : À l’heure actuelle, la FeBeSEq recense sept clubs et centres équestres répartis sur l’ensemble du territoire national. Un chiffre appelé à évoluer, puisque plusieurs autres structures sont déjà en cours d’organisation, signe de l’intérêt croissant pour la pratique équestre au Bénin. La nouvelle Fédération se fixe des objectifs clairs : développer et promouvoir les disciplines équestres, qu’elles soient sportives, traditionnelles ou de loisirs ; encadrer la formation des cavaliers, moniteurs, palefreniers et juges ; veiller au bien-être animal et au respect des normes vétérinaires ; détecter et accompagner les talents nationaux. La FeBeSEq entend également représenter le Bénin auprès des instances sportives nationales et internationales, tout en contribuant à la promotion de la jeunesse, du tourisme sportif et de l’économie équestre.
Des priorités immédiates bien identifiées : À court terme, le Comité exécutif mettra l’accent sur la mise en place d’une organisation interne solide, avec des textes clairs, des organes fonctionnels, des procédures et des règlements de compétitions. L’obtention de la reconnaissance officielle et de l’affiliation auprès des instances internationales des sports équestres figure également parmi les urgences. Parallèlement, la Fédération compte structurer et encadrer les clubs et pratiquants, tout en lançant les premières activités fédérales : compétitions pilotes, sessions de formation et événements de promotion.
De grands chantiers pour l’avenir : Parmi les projets structurants annoncés, Ahmed Diomandé cite l’accompagnement du gouvernement dans la mise en place d’un centre équestre national, l’élaboration d’un programme national de formation et l’organisation régulière de championnats nationaux. L’intégration du Bénin dans les circuits sous-régionaux et internationaux constitue également un axe majeur de développement.
Le président de la FeBeSEq lance enfin un appel à tous les acteurs du monde équestre béninois — clubs, passionnés, partenaires publics et privés — à rejoindre cette dynamique nationale. « Les sports équestres au Bénin ont un potentiel immense. Ensemble, nous allons bâtir une fédération inclusive, professionnelle et ambitieuse, au service de la jeunesse béninoise et du rayonnement de notre pays », conclut-il.








