Trente ans après leur dernière apparition sur la scène continentale, les Guépards handballeurs du Bénin s’apprêtent à renouer avec la Coupe d’Afrique des nations (CAN) seniors hommes de handball, prévue à Kigali en 2026. À la veille de ce retour historique, le capitaine de la sélection nationale, Sankara Simbia, affiche un discours mesuré, empreint de confiance et de détermination.
Selon le leader des Guépards, la préparation de l’équipe s’est déroulée dans de bonnes conditions. Structurée en trois phases, elle est désormais entrée dans sa dernière ligne droite. « Nous sommes à l’étape de l’affûtage. Il s’agit des derniers réglages, du perfectionnement des automatismes et de l’optimisation des détails pour aborder la compétition dans les meilleures conditions », confie-t-il. Composée de joueurs locaux et de professionnels évoluant à l’étranger, la sélection béninoise a su rapidement trouver ses repères. Pour le capitaine, l’intégration s’est faite sans heurt. « Nous parlons tous le même langage, celui du handball. Lorsque les fondamentaux sont maîtrisés, il devient plus facile de mettre en place les combinaisons et les ajustements tactiques nécessaires », explique Sankara Simbia, soulignant la qualité du collectif.
Si le retour du Bénin à la CAN après trois décennies suscite de fortes attentes, les joueurs, eux, abordent la compétition sans pression excessive. « Nous revenons avec humilité. La pression est davantage sur les équipes qui ont l’habitude de ce niveau. De notre côté, nous allons jouer chaque match avec engagement et détermination. Nous ne partons pas en victimes », affirme le capitaine, déterminé à bousculer la hiérarchie. Interrogé sur l’identité de cette génération de Guépards, Sankara Simbia met en avant la résilience et l’état d’esprit conquérant du groupe. Un collectif uni, soudé, animé par une même ambition : défendre dignement les couleurs nationales et marquer les esprits sur la scène africaine.
Conscient de l’importance du soutien populaire, le capitaine lance enfin un appel au public sportif béninois. « Nous avons besoin de beaucoup d’encouragements. Cela fait trente ans que le Bénin n’a plus participé à cette compétition. Nous donnerons le meilleur de nous-mêmes. À nos supporters de nous accompagner par leur confiance », conclut-il. À Kigali, les Guépards porteront bien plus qu’un maillot : l’espoir d’un handball béninois résolument tourné vers l’avenir.








