Battu par le Mali (2-1) lors de leur deuxième sortie à la CAN seniors de beach handball à Lomé, le Bénin a laissé filer une rencontre pourtant à sa portée. À l’issue du match, le sélectionneur des Amazones, Léonce Linta, a livré une analyse lucide, mettant en avant le facteur mental comme élément déterminant de ce revers.

Interrogé sur une éventuelle suffisance après la victoire inaugurale face au Togo, le technicien béninois écarte d’emblée cette hypothèse. Pour lui, ce n’est pas un excès de confiance qui a coûté la victoire à son équipe, mais plutôt une pression mal maîtrisée. « Je ne parlerais pas d’excès de confiance, mais plutôt de stress. Les filles étaient trop tendues, et je ne saurais dire exactement pourquoi », a-t-il confié.
Selon Léonce Linta, ce blocage psychologique a fortement impacté le rendement de ses joueuses, notamment dans les moments clés de la rencontre. Un manque d’engagement et de prise de risque qui, dans une discipline aussi dynamique que le beach handball, peut rapidement faire basculer un match.
« À certains moments, elles hésitaient à s’engager, à prendre des initiatives. Pourtant, c’est un sport où oser fait souvent la différence. Le match aurait pu être plié bien plus tôt », regrette le sélectionneur. Malgré cette contre-performance, le patron du banc béninois refuse de céder à l’inquiétude. Conscient des ajustements à apporter, il entend rapidement échanger avec son groupe afin d’identifier les sources de ce stress et y remédier.
« C’est une situation que nous allons corriger. Je vais discuter avec les joueuses pour comprendre ce qui n’a pas fonctionné. Mais je reste serein », rassure-t-il. Dans une compétition encore ouverte, Léonce Linta garde le cap et appelle à la mobilisation. « Rien n’est perdu. Tout est relancé chez les dames. La lutte continue », a-t-il conclu avec détermination. Un discours qui traduit la volonté des Amazones de rebondir rapidement et de rester dans la course, à l’approche des prochaines échéances décisives sur le sable de Lomé.








