À l’issue de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies CAF Maroc 2025, un constat s’impose dans le camp des Guépards du Bénin : neuf joueurs convoqués pour la compétition n’ont pas encore eu l’occasion de fouler la pelouse. Un choix assumé par le sélectionneur national, Gernot Rohr, fidèle à sa ligne directrice et à ses options tactiques.
Parmi les éléments restés sur le banc depuis le début du tournoi figurent le gardien Serge Obassa, ainsi que Charlemagne Azongnitodé, Rodrigue Fassinou, David Kiki, Matteo Ahlinvi, Rodrigue Kossi, Mariano Ahouangbo, Adam Akimey et Rachidou Razak. Des profils pourtant connus du public béninois, certains ayant déjà une expérience notable en sélection nationale ou en compétitions internationales.
Cette situation s’explique avant tout par la forte concurrence au sein de l’effectif et par la stabilité recherchée par le staff technique. Depuis le coup d’envoi de la CAN, Gernot Rohr a privilégié un noyau restreint de joueurs, misant sur la continuité, l’équilibre tactique et la complémentarité entre ses hommes. Une approche souvent adoptée dans les grandes compétitions, où chaque détail compte et où les automatismes priment sur la rotation.
Pour les joueurs non utilisés, cette CAN reste néanmoins une expérience précieuse. La vie de groupe, l’intensité des entraînements et l’exposition à un environnement de haut niveau constituent des acquis importants pour la suite de leur carrière internationale. Leur présence dans la liste finale témoigne de la confiance du sélectionneur et de leur potentiel à apporter une contribution décisive à tout moment.
À l’approche des phases à élimination directe, la possibilité de voir certains de ces Guépards entrer en scène demeure réelle. Blessures, suspensions ou ajustements tactiques pourraient rebattre les cartes. Dans une compétition aussi exigeante, chaque joueur compte et peut devenir un atout majeur au moment opportun.
Au-delà des statistiques de temps de jeu, cette situation rappelle la richesse de l’effectif béninois et la profondeur du groupe engagé au Maroc. Un signe encourageant pour l’avenir, alors que les Guépards continuent de bâtir leur identité et leurs ambitions sur la scène continentale.








