À l’approche du Tour du Bénin 2026, les organisateurs ont dévoilé les grandes lignes de cette 21e édition, lors d’une Conférence de presse, ce jeudi 23 avril 2026. Entre présence annoncée du président de l’UCI, plateau relevé et contraintes budgétaires, la compétition s’annonce stratégique pour le cyclisme africain.

Le Tour Cycliste International du Bénin franchit un nouveau cap en 2026. Lors de la conférence de presse de lancement, les organisateurs ont levé le voile sur les grandes articulations de cette 21e édition, qui se profile comme l’une des plus marquantes de l’histoire de la compétition.
Un symbole fort de cette montée en puissance

La visite annoncée de David Lappartient à Cotonou, du 26 au 27. Une première qui témoigne de l’intérêt grandissant de l’instance mondiale pour le Tour du Bénin et, plus largement, pour le développement du cyclisme en Afrique. Classé en catégorie UCI 2.2, le Tour du Bénin demeure à ce jour le seul événement de ce niveau en Afrique de l’Ouest. Une particularité qui en fait une vitrine importante pour les talents du continent, avec une volonté affirmée de privilégier le développement du cyclisme africain. « Le Tour du Bénin n’est pas seulement une compétition, c’est un outil de développement pour notre cyclisme et pour toute la sous-région. Nous voulons offrir une plateforme d’expression aux coureurs africains », a confié Romuald Hazoumè.
Un plateau relevé et international
Pour cette édition 2026, 11 pays et 12 équipes sont attendus au départ, avec la participation de nations majeures du cyclisme africain comme l’Érythrée, l’Algérie ou encore le Maroc, mais aussi de formations venues d’Europe et d’Asie, notamment d’Allemagne, de Belgique et de Chine. Malgré quelques forfaits, dont ceux de la Côte d’Ivoire et du Cap-Vert, le plateau s’annonce compétitif et promet un spectacle de haut niveau sur les routes béninoises.
Si l’événement gagne en notoriété, il reste confronté à des contraintes budgétaires importantes. Le Tour du Bénin demeure en effet l’un des Tours UCI les moins dotés en Afrique, une réalité que n’a pas manqué de souligner le président fédéral. « Nous organisons un événement de niveau international avec des moyens limités. Cela demande beaucoup d’ingéniosité et d’engagement de la part de tous les acteurs. Nous espérons un accompagnement plus fort pour continuer à grandir », a ajouté Romuald Hazoumè.
Une visibilité internationale en pleine croissance

La compétition bénéficiera cette année d’une couverture médiatique élargie, avec une diffusion sur des chaînes internationales comme Canal+ et TV5 Monde, touchant potentiellement plus de 80 millions de téléspectateurs. Au plan national, la SRTB assurera une retransmission en direct, renforçant l’engouement autour de l’événement. Par ailleurs, le soutien de partenaires tels que Sobebra, CFAO Mobility ou Moov Africa reste déterminant pour la réussite de l’organisation.
Des enjeux sportifs multiples
Au-delà de la course au maillot jaune, plusieurs distinctions viendront rythmer la compétition : classement par points, meilleur béninois, meilleur africain aux étapes, prix de la combativité ou encore classement des jeunes. Des récompenses spéciales viendront également saluer la performance collective et les valeurs sportives. Le président de la fédération a également salué les avancées notables du cyclisme national, notamment l’intégration d’une jeune cycliste béninoise de 18 ans au sein d’une équipe continentale du Centre mondial du cyclisme de l’UCI, une première historique. « C’est le signe que notre travail commence à porter ses fruits. Nous devons continuer à investir dans la formation et l’accompagnement des jeunes talents », a conclu Romuald Hazoumè. À la croisée des ambitions sportives et des défis organisationnels, le Tour du Bénin 2026 s’annonce comme une édition charnière, porteuse d’espoir pour l’avenir du cyclisme béninois et africain.








